Je vous souhaite la bienvenue sur mon site de poésies

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- Des poèmes d'amours, loufoques, tristes, érotiques, engagés, d'amitiés et autres... Avec des commentaires de visiteurs, de poètes d'ici ou d'ailleurs.
- Des citations personnelles.

- Des lettres ouvertes.

- Des bas et des hauts.

Tous les écrits et dessins sont de ma plume à l'exception de certains textes ou dessins notifiés.

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Copyright numéro 00048772-1

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Préface

Cerner à quel genre poétique appartient l'univers de James Px., le rattacher à une école qui serait peut-être proche du surréalisme serait être réducteur et injuste. Le talent poétique de James est de nous amener à la frontière de l'invisible, dont il est un explorateur enivré, « D'un monde étrange dans lequel il se sent bien. » (dixit l'auteur) Le poème café est un remarquable exemple de cette dérive de mots dans un imaginaire fastueux, où les métaphores défilent, paysages fous où le feu côtoie la neige, les océans les nuages et l'ivresse nait sous nos yeux, inoubliable alcool de mots qui pénètre dans nos corps, par l'incantation voluptueuse de tous nos sens. Il y a cependant un fil conducteur entre tous ces poèmes, une trame où l'on retrouve sans cesse abordés les thèmes de l'amour, de l'imaginaire, de l'enfance et cette indestructible neige qui hante ses poèmes et jalonne les voyages de sa propre vie. Ne passez pas à côté de cet univers si riche qui nourrira votre imaginaire au point de vous donner l'envie de devenir l'artiste de votre propre œuvre. *****Elisabeth Mesner***** Lectrice assidue de ses textes, je n’hésite pas à le qualifier d’auteur aérien tant il embrasse tous les thèmes. Un paysage, un regard, un parfum, un mot…. Tout devient prétexte à l’écriture et la banalité se trouve transfigurée sous sa plume car James fait se juxtaposer des réalités même diamétralement opposées. Pour le lecteur c’est la naissance d’images plus que surprenantes et on se laisse aisément emporter par son style. *****Nadine Tabère*****

vendredi

A qui sait bien aimer les fleurs

A qui sait bien aimer les fleurs
Il n'est rien impossible
 
Entre la fleur et l'oseille
Le cœur respire
Les poches transpirent
Entre Baudelaire et Corneille
Les fleurs du mal
Loin de mon idéal
Me balancent de l'adret à l'ubac
Et je perds le contact

L'esprit encombré d'amertume
L'attaché-case s'élance de l'océan
Comme l'homme volant
Combat la gravité de ses plumes
Et je me retrouve là sans effort
Lové dans un coffre-fort
J'avais l'infini en face de moi
Vais-je finir hors-la-loi

Il y a une poignée d'air
Pour des millions sans terres
Est-il besoin d'insister
Pour détacher le fer à mes rimes
Pour comprendre l'importance
L’importance des fleurs dans notre vie

Les fleurs ne sont-elles pas
Les étoiles de la terre
Et les étoiles ne sont-elles pas
Les fleurs du ciel
 
Celle proche de mon être
Est mon océan de couleur
Ma passion ma nourriture
Ruskin dit que les fleurs
Sont la consolation de l'humanité
Les trésors du cottage

Et dans la ville enfiévrée
Elles ornent d'un fragment d'arc-en-ciel
Les fenêtres de l'ouvrier
Dans le cœur duquel
Elles amènent la paix et la joie

La nuit brille dans mes yeux
Je redescends le quai des orfèvres
Libre comme les pigeons
De la place Saint-Marc
Attendant une nouvelle inondation
Loin du quai de midi
Quand la révolution applaudissait
La liberté dans le sang

A qui sait bien aimer les fleurs
Il n'est rien impossible


Illustration d'après un dessin original de http://berceedipuglia.blogspot.fr/

lundi

A l'âme engagée

Merci d'avoir ouvert cette page
Page qui semblait close
Close et soudée
Par l'acidité sang d'encre
L'être verglacé
De peurs de préjugés
D'amertumes de confusions
A ouvert la porte

Merci d'avoir ouvert cette voie
Voie qui semblait hostile
Hostile et misérable
Par la course infinie du profit
Mes yeux sans papier
De cris de désillusions
De silences d'espoirs
A reposé ses pieds

Merci d'avoir ouvert ce recueil
Recueil qui semblait inaccessible
Inaccessible et invertébré
Habité d'une poésie mort-née
D'aventure sans lendemain
De niaiseries d'exhibitions
Sans fantaisies ni hauteur
A révélé le contraire

Merci d'avoir lu jusqu'ici
Jusqu'ici qui semblait loin
Loin et inimaginable
Dirigé d'une conscience perdue
L'être exacerbé en vous
De dégoûts d'interrogations
De justices de liberté
A fini de lire et oubli

mercredi

Le silence du muguet

Le silence ne rend pas sourd
Rendrait-il aveugle
Je capture l’invisible
J'écoute l'inaudible
Est-ce cela le silence
La voix de la complicité
Le silence hurle
A travers le monde
Les villes les campagnes
Les prisons les assemblées

Le muguet est une fleur
Un parfum d'espoir
Un cri de l'intérieur
Le silence est un message
Comme ne rien faire est un acte

Laisse ce que tu es
Éclater et résonner
Dans chacun de tes gestes
Dans chacun de tes mots
A partir de ce moment précis
Tu deviendras ce que tu es
Je ne vois pas d’autres issues
Pour t’échapper
Que d’être toi-même
Ta responsabilité s’engage
Ce que tu vis est intrinsèque
A ce que tu es
Tu es ton propre mérite
Tu deviens ton propre messager
Même si tu n’es qu’un Homme
Tu es le messager
Tu es le silence du muguet

lundi

Le petit cercle

Je suis un verre d’eau clair
Elle est une rivière
Je suis une vitre
Ses yeux passent au travers
Souligné d’un sourire
Pourquoi toi
Je ne sais pas
 
Et déjà mes os se séparent
De la rivière en crue
Sœur liquide de ma folie
Mes vers se brisent
 

Je suis parti à la campagne
Élever des légumes
Pour la viande
Égaré au milieu de mon lit
N’essayez pas de me suivre
Ni de me comprendre
Je m'endors avec dans l'oreille
Le rythme de mon sang
Se confondant à sa cascade
 

Je ne viendrais jamais à bout
Et je vois des ronds
Des ronds dans l’herbe
C’est si joli un petit mousseron
Un petit mousseron
Tout frais tout rosé
Bonjour
Je viens te cueillir
La fleur entre les mains
Le mors aux dents
 

Et l’amour s’abreuve
Sur ce cercle
Si petit
Pourquoi toi
Je ne sais pas

vendredi

Si je ressuscite j'aurais quel âge

Je fais grâce à ceux qui prient
Comme à ceux qui s'oublient
Ses inscriptions votives
Ses mélancolies expéditives
Reconnaissantes et envoûtantes
Poésie d'amour
Folle demande
Cherche des réponses
Avant de rejoindre
L'aurore du vide

Et la voilà anxieuse
Bornes et sarcophages
Se nichent sur sa route
Un vaste replat herbeux
A deux pas du bitume
Grimpant au lac bleu
Ignorés des foules
Haut perchés
Des tas de pierres
Dessinent les passages d'un jour

Et à travers une pierre
Mon regard oblong perçoit
La plus belle fleur du monde
La Gagée des champs
Mon cœur
Flirtant avec les pâquerettes
Est à moitié enseveli
Dans ses pétales pensifs

Et je suis là
Les yeux sur le plancher
Agrippés au plafond
Collés au sol
Tout est en bois
De chair rose
Patiné par l'émotion
D'un temps si court
Caressé par mes cils
Moins froid que la pierre nue
Mon être se couche
Sur ce champ jaune
Que le soleil  chauffe
Et le cœur berce
Une voix me dit de partir
Rejoindre les étoiles
Un voyage éclair
Pour ne nuit infinie


D'après une illustration Breakaway de Liliana Sanches

jeudi

Je solderai mes réponses à vos commentaires « et je partira… »

 
J'ai sur mon écran
Une diagonale de vingt-deux pouces
Et quelques traces de doigts
D'index de majeurs
Le monde est à portées de mes mains
Derrière un amas de liasses
De pages Word
Griffonnés dans un style
Confondant l'intelligence
Avec une orthographe
Se moquant parfaitement
De la grammaire classique
Des palmes du canard
Enchaînées de l’académie
Ce n'est par provocation
Ou par vocation
Juste récréatif

Lire tous vos commentaires
Comme lire tous vos vers
Dans un tel chaos
Ô Fiat Lux
Hélice céleste étoile
Décolle-moi d’ici
Vers le pays des merveilles
Avant que je ne pollue
Le sol qui m’a vu naître
J’embrasserai alors la terre
D'un œil d'aigle
Qu'il peigna sur terre 
Une modeste poésie 

Et les yeux fermés
Je solderai mes réponses 
A tous vos commentaires
Citron doux de Menton
Clou de girofle d’Indonésie
Rose éternelle de Dadès
Lichen barbu de Laponie 
Saindoux de Sidonie
Et rappelez-vous de Soulage
La lumière vient du noir
A ce discours de la méthode
Il y a toujours l’exception
Qui confirme la règle
Un jour avant l’écume
D’une présence exceptionnelle
Celle qui peut confirmer
La présence d’une règle

Et de ce coin de terre
Faites danser vos mots
Ni masculins ni féminins
Jouer avec vos cordes
Sans vous étrangler
Car je n’aime pas les enterrements
A cette heure jusqu’au soir
Je viendrai vous commenter

Élèvation amoureuse

Mes nuits sont plus belles que mes jours
Sans pain ni vin
En silence
Au détour d'un songe
S’élève mon être
Comme toujours
Le plus fou
Là-bas sur les berges
D’un fleuve encore vierge
Sans écluse ni garde-fou

Assis
Coucher
Allongé
Recroquevillé

Serais-je parti sans vous

Je dérive
Je plane
Je rampe
Je plonge

Assis sur un banc de poissons
Survolant l'écume rouge de la mer noire
Je dérive au milieu d'un désert
De sable rose dans une tour d'ivoire

Coucher au cœur d'un essaim d'abeilles
Chantant l'œil rebelle l'art gourmand
Je plane au-dessus d'une montagne sucrée
Habillée d'alcôves de miroirs galbés

Allongé sur une pierre en mousse
Chevauchée par la rosée fraîche
Je rampe corps figé sur la terre humide
D'une forêt habitée de mille cierges

Recroquevillé avec mes pensées nocturnes
Cueillant cette fleur à la peau douce
Je plonge nez honoré à l'odorat sain
Les paupières closes sur ma couverture

Et perdu
Mon île est apparue
Seule dans la nuit
Chaude et toujours en vie
Drapée d'une soierie
Envoûtante et transparente
Je vois battre sa chair
Sang et or d'un feu écarlate
Pose ses pieds nus
Sur ce méandre de pierres plates
Légère
Dans cette flamme d'air
Elle me rejoint
Au sein de cette atmosphère
Et commence un doux murmure
Sur cette couche d'émaux

La chambre aux fées

A la verticale
Au bout de mes mains
Un dolmen de granit
Symbole de puissance
Et de foi
Maintenant
Lentement s'affaisse
Disloqué
Amoindri
Déchu

L'eau glauque
Envahit son couloir souterrain
Ses chambres funéraires
La terre spongieuse l'aspire
L'attire vers l'irrémédiable
Engloutissement de l'oubli

A l'entour
La nature aux forces renouvelées
Semble perpétuer l'élan de la vie
Des grands chênes
De la prairie

La foi de l'homme
A déserté la pierre
Et la pierre peu à peu
Retourne au néant

lundi

Lucie (Esquisse)

Petite fille
Qui regardait vers l'avenir
Ils te souhaitaient que pour toi
Et par toi
Cet avenir soit digne du passé
Digne de l'amour qui t'a vu naître

Et le temps ne s'arrête pas
Le fond de son cœur
Est occupé par l’amour
Un amour universel

Un amour de fond
Sans fard ni arrières pensées
Par l'amour de ses enfants
Et dont on se demande
Depuis qu'elle est rentrée
Dans nos vies
Et pour toujours
Comment elle pourrait nous manquer
Nous manquer avec son allure
A la fois racée
Élégante et économe
Drapée d'une robe
n soie d'or
Ou voilée d'un tablier
De coton blanc
Variée dans son allure
Et dans ses humeurs
Puissante par son caractère
Qui lui donne les eaux
Les forêts les pâturages
Les chemins les avenues
La lumière de la nuit

Fidèle à ses origines
A son goût régulier
Aux caprices de ses désires
Moins riche de vignes
Que de vergers et de jardins
Elle contre balance
Le monde à son image
Aussi nuancée à l’intérieur
Que dans ses paysages
Elle est une école d'énergie
De ressources étonnantes
Bravant la fatigue et le danger
Elle offre à l'admiration
Et à l'affection

Héroïque aux heures tristes
Courageuse au quotidien
Un admirable élément de force
Et l'un des plus sûrs
Contreforts de sa splendeur
De notre existence

Petite fille
Aujourd’hui
Je t’appelle Mamie

jeudi

Du cerveau-ordinateur à l’instinct


Fluidité des corps
Baignant dans l’eau vive
Cohérence cognitive
Où l’affect la mémoire
L’éthique et le raisonnement
Enduisent leurs cortex

Elle et lui
Au-delà des apparences
Profondes et légères
Ils s'aiment

Lucidité et folie douce
Inspirent la confiance
Être un artiste
N’est pas superflu
N'est pas qu'un travail
Ou un hobby
C'est une façon d'aborder la vie
De réfléchir
De créer notre avenir
Refusant d'imiter les autres
Ou de nous limiter
Aux idées préconçues
Nos couleurs sont uniques

Nous seul pouvons les exprimer
Et prendre notre place
Dans la grande mosaïque
Celle de la vie
De la foule d’internet
Dans le cœur de l’autre