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Copyright numéro 00048772-1

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vendredi

Let it be

L'homme est-il un grand angoissé
Cesser d'être affable
Ne signifie pas
Devenir désagréable
C’est de la lucidité
On ne contemple plus la lune
On la décroche

Et si elle venait seulement ici
À l’ombre de mon péché
Parce que j’ai peur de mourir

J'ai sanctifié le feu à ce corps céleste
Il me reste l’essentiel
La conscience et la sensualité
Il est beau comme la couleur du cri

Avec des soupirs de contrition
L’acte s’allonge sans se faire prier
Pour célébrer le chant du cygne
Entre les ailes d'une libellule

Au cœur du foyer
Le ciel c’est découvert
Renversée 
La vapeur d'eau s'invite
Trempe son hameçon
Dans la flache nocturne
Le pécheur suit son destin
La fuite effrayée du poisson-lune
Sous la lueur du néant

L'œuvre démultipliée
Brille dans la gravité amoureuse



Let it be (Ainsi soit-il)

jeudi

La gardienne

Elle se lève à l’aube
Que devient sa vieille berceuse 
Est-ce qu'elle pourra encore la murmurer 
Dans sa pauvre loge
Le soir venu
Comment vit-elle 
Si elle vit

Et le balai se hâte vers elle
Une fois encore
Le manche battant

Sombre une volée d’escalier
Se déplace lentement contre le plafond
En bas sur le palier
La poussière vole
Dans un mouvement lent
Face à un troupeau insolent
Où il n'y a plus personne pour elle
Où des noms d’oiseaux
Recouvrent ses plinthes électriques

Comme il est vivant ce souvenir
D'être dans l'écume de l'amour
Au pied du phare de ma jeunesse

Toujours debout
Après tant d’épreuves et de saisons
Un sourire éclaire son visage
Quand elle me voit
C’est l’heure
Qu’as-tu écrit cette nuit
Une scène ordinaire d’une femme
Gardienne de mes rêves

Tiens
Elle est pour toi 


mercredi

Microblogage

Blogger me signale trente huit abonnés
Et une vingtaine de disparus
Facebook soixante 
Et j'attends le soixante et un
Twitter est absent de mes gazouillis
Pourtant j'aime bien le petit oiseau bleu
Mais je suis trop bavard
Chaque tweet publié est limité à cent quarante caractères
Il contraint l'utilisateur à être un éjaculateur précoce
De la langue de Molière 
Ou de celle de Michel Houellebecq
Ce qui est le plus probable
Ne pas confondre avec Danny Welbeck
Un mouton qui court après un ballon

« Où est-ce que je suis
Qui êtes-vous
Qu’est-ce que je fais ici
Emmenez-moi partout…»

Et si je lui plumais le bec et le bec
Ou la queue et la queue
Pour dire que Mimi aime tweeter pour la presse Belge

« Les morts sont habillés en bleu
Et les Bleus habillés en morts
Toujours un endroit où il pleut,
Pas de vie au-delà des corps… »

Google+ quarante cinq cercles rouges
Me suivraient dans l’ombre
Contre cinq en plein soleil
Près d'un million deux cent milles passages
Au pied de mon lit et aucun survivant
Toute ma vie j'ai voulu être
Comme celui qui est devant moi
Je me lève et je le salue
J'ai toujours voulu être dans sa lumière
Toute sa vie il a voulu être plus petit
Il se baissait et se voûtait
Il a  toujours voulu être dans l'ombre 
Il a réussi enfin presque 
Tu parles de Michel Houellebecq
Non de dieu
Il a de l’humour de l’humour noir
Ce qui résiste le mieux sur terre
C'est la tristesse
Pourtant le comique est parmi nous
Ce qui résiste le mieux sur internet
C'est la solitude
Pourtant la foule est devant nous

Rappelons-nous qui nous sommes
Là se tient une clé sans serrure
Un trou une toile d'araignée
Un poisson rouge dans son bocal
Une cougar dans une Ford mustang
Un portable déchargé
Le vertige de la domination
Le besoin d'être au-dessus de la mêlée
De maîtriser en vain amour et douleur

Et il y a cette musique

Un mas isolé quelque part en Provence
Si froid l'hiver si chaud l'été
Une plume clouée au-dessus de la porte
Indique l'encre noire qui coule sur les murs
Badigeonnés à la chaux
Où en catimini les portraits changent 
Et partout de la fine poussière
Où le temps égrène la réflexion
Sur le bahut une poésie d'Anna Akhmatova
Où ses lettres d'amour
Jaunissent et s'abîment
Cette chose qui occupe ma place à moi
Je ne la connais pas
Mais j'efface une larme
Au bord de mes paupières
Et referme la porte

Je n'ai pas encore saisi cet acharnement
Je dois vraiment les emmerder
Ah le modérateur quel crétin
Un avorton de la pluie et du beau temps 
Un poinçonneur de papiers toilette
Imbibé d'eau de Cologne de chez Tati
Juste un règlement de compte

On imagine on échafaude on théorise
Et puis il faut confronter tout cela à la réalité
C'est à ce moment-là que les poètes bâtissent des révolutions
S'accrochent à la muse de chair ou d'air
Presque tous les poètes en ont besoin
Des révolutions tout droit sorties des laboratoires
Que se passera-t-il demain
Pour le savoir vivons l’expérience d'une révolution

Choisissons la nôtre et ouvrons les portes
La poésie est une suspension qui éclaire le monde

mardi

Qu'est-ce qu'un poète en 2014 ?

Qu'est-ce qu'un poète en 2014 ? 
Cela me dit rien, sans doute un utopiste de plus et qu'au-delà des formules et des définitions toutes faites, je dirais qu'un poète sans positions c'est comme faire l'amour sans plaisirs... 
Alors je baise le ciel du lit et la rivière coule jusqu'à la mer !
Et que la poésie pure est la pure liberté de l'esprit.
Et qu'elle joue de toutes les frontières !
Je pense qu'il a toujours le même rôle qu'avant mais qu'il a des adversaires en face de lui visiblement stupides ou inversement trop intelligents pour savoir l'écouter !
De toute façon, je m'en fous de savoir où le poète doit se situer car ma poésie n'est-elle pas un hymne lyrique dans lequel je rêverai de me libérer de toutes servitudes ?
Elle se joue du vrai et du faux, du réel et de l'irréel.
Elle est inconditionnellement liberté pure.
L'erreur n'intervient pas en poésie, mais dans son interprétation.
Je dis qu'elle est l'expression ultime de mon moi, de mon pouvoir démiurgique en transformant le monde à l'image de mon désir.
J'avoue je gonfle de la cheville droite et alors on ne vit qu'une fois ! 
Une esquisse pour le fun à propos des forums de poésie.

 *
Forum sur la toile du net

À travers le lin
Visage blafard
Je me suis échappé
Dans le tableau d’un homme pendu
Ce n'était que la mort d'un poète
Et la naissance d’un cartésien
Comment puis-je dormir au soleil
Les yeux fixant le fond de la nuit
Et me voilà de retour
Au milieu de ce forum alvéolaire
Sur lequel jadis je m’envolais
Et savourais le miel de l’échange
Aréopage de plus en plus chagrin
Où l’affluence des plumes anciennes se meurent
Où le duvet se froisse
Où l’eau déserte les chantepleures
Où les fontaines aboient et pleurent
Des vers dévers et revers
De sel amer de vases et d’égouts

Si je reste
Dis-moi combien de temps
Pourrai-je être un rempart
Protégeant des béotiens
Combien de temps pourrai-je
Atténuer les brûlures de l'horreur
Intercepter les balles bleues
D'âmes froides et invisibles
Alors que les voix de l'isolement
Comme les voix de la crainte
Cognent à mes tempes
Inlassablement

Sans oracle
Je quitte le syndrome

Au sommet de la courbe
À travers le bruit blanc
Je m’immisce loi normale
Dans le tableau d’une femme éperdue
Ce n'était que la mort d'un cartésien
Et la renaissance d’un poète
Comment puis-je dormir seul
Les yeux perdus dans les siens
L’élue est une fleur
Couverte de pollen
Sous le nombril du monde
Qui porte tant de respirations animales
Donne-moi ta main
Pour m’agripper à ce que j’ai tant rêvé
Et ton cœur
Pour rejoindre les maléfices
De la papesse de l’amour

Ici en embuscade la peste jalouse
Comme les compteurs d’eaux usées
Guettent la moindre libellule
Pour se déposer sur sa fébrilité
Pour la voir disparaître sous terre
Et alimenter les piliers du tombeau
Seules survivent les vieilles souches
Et les harpies javellisées à l’eau de Cologne

Comme a écrit Beaumarchais
Forum forum forum
Chose faible et décevante
Nul esprit créé ne peut manquer à son instinct
Le tien est-il donc de me tromper


vendredi

Mainmise

D'un être à l'autre
Comme d'une terre à l'autre
À travers le bruit blanc
Parfois la vie semble inutile
Inutile à aimer
Inutile à combattre

D'où vient cette mainmise
Qui t'expulse de tes murs
Et t'expédie dans la boue
Au bord d'un terrain vague
Comme un caillou sans identité
Toi qui hier encore
D'un geste repeignais les étoiles

Aujourd'hui renoncerais-tu en pleine lumière
De montrer ton moi à la lune
Même si tes yeux brûlés
Par tant de mirages manquent de clarté
Et ton être de lucidité
Je sais la rage après la morsure
De sourires complaisants
T'as déchaussé les dents de sagesse
Je sais le poète de tes yeux
Qui te cueillait des anges
Dans les arbres à fleurs
Avant d'embrasser tes seins
À l’aurore des cinq sens
Comme les lèvres d'une ressuscitée
A disparu dans un tubercule

Sais-tu qu’un jour je t’ai surprise
Affalée à moitié nue vomir tes peines
Étouffées par un caillot de sang
Et écouter ton cœur
Te supplier de caresser ses paupières
Pour l'éteindre à jamais
As-tu assez vécu pour embrasser les choses
Que ton corps ne veut plus
As-tu assez vécu pour appréhender les choses
Tous ces clashs de l’esprit

Pourquoi prier l’invisible

Elle est revenue à la maison
Personne ne dit rien
Quelque chose l’avait bouleversée
Elle se coucha sans manger
Et encore habillée
Tira la couette sur ses yeux
Elle avait quarante ans
Mais surement pas à cet instant
Elle était là dans l’attente
Comme elle le faisait j’imagine
Dans le ventre de sa mère
Vêtue de mille peaux
Protégée par l'obscurité

Demain elle se relèvera
Dans l’étincelle d’un nouveau jour
L’amour renaîtra
Le long d'une allée bordée d'arbres en fleurs
À travers le bruit blanc
Où on s’était rencontré
Où était passé sur le lit un nuage fertile
Une larme pour toute une nuit
Une petite pluie rien qu'une larme
Là où un amour fluide était né



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